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  • : Les arbres indigènes et cultivés sur le plateau ardéchois
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  • : Découvrir les arbres indigènes et cultivés dans la nature et dans les jardins sur le plateau ardéchois,l'utilisation du bois,les propriétées médicinales et les recettes culinaires.
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Lundi 29 janvier 2007


D'une beauté presque irréelle, le Houx commun, malgré sa petite taille, étonne par la grâce qu'il dégage. Si il atteint de 3 à 10 m sur le plateau ardéchois, on trouve ça et là quelques spécimens à la taille impressionante. ( le Houx de Tournay , commune de mariac en est un )

Ses feuilles sont persistantes et l'aspect général est cylindrique ou pyramidal. Il pousse quelques fois en épais buisson comportant une multitude de troncs.
Les feuilles sont particulièrement coriaces et d'un beau vert profond. Elles sont parfaitement lustrées sur le dessus et irrégulièrement piquantes suivant l'âge des sujets.
L'automne, par le contraste de ses baies rouges avec son feuillage trés sombre, le Houx est d'une élégance incomparable. C'est l'un des arbres les plus connus tant il a du mal à passer inaperçu.

On peut considérer le houx comme un arbre indigène sur le plateau ardéchois. Il recherche particulièrement les terres humifères et une importante humiditée atmosphérique.
Ses exigences se raprochent de celles du Hêtre avec qui il cohabite souvent.
Au dessus de 1400 m d'altitude il souffre du froid.
Dans notre région on le rencontre également comme arbuste de haies.
Si il est assez abondant en Corse, il est tout particulièrement présent dans l'ouest et le centre de l'Europe.
Il y  est le seul représentant d'un genre comportant près de 300 espèces, réparties dans le monde, y compris dans les régions tropicales et subtropicales des deux hémisphères.
Sa croissance est lente et il peut vivre certainement plusieurs siècles.
En France quelques exemplaires atteignent jusqu'à 20 m pour 1m 60 de tour.

A la fin du 18° siècle, les feuilles de Houx  prisent en décoction passaient pour l'un des meilleurs fébrifuges indigènes.
De nombreux témoignages de guérisons par le Houx ont été décrites au siècle dernier, à une époque où le Houx était traditionnellement utilisé contre la fièvre.
Contrairement à d'autres remèdes, un traitement avec une décoction de feuilles de Houx, faisait baisser la fièvre de façon progressive.
Cette lenteur a certainement fait que ce remède fut abandonné par les praticiens de l'époque.
C'est également au siècle dernier que les feuilles de Houx ont été employées avec succès contre les affections rhumatismales et goutteuses.
Les habitants de nos campagnes leur attribuaient des vertus sudorifiques et les utilisaient contre les rhumatismes, les maladies cutanées, le catarrhe chronique des bronches, la colique, les maux d'estomac, la jaunisse, etc.....
La glue extraite du Houx, mélangée à de la cire et de la résine était appliquée sur les abcès, les enflures diverses et les tumeurs.

Les baies sont purgatives et vomitives à dose médicinales. Elles sont considérées comme vénéneuses. Leur ingestion cause de graves accidents gastro-intestinaux, parfois mortels.
On évitera de laisser à portée des tout jeunes enfants les rameaux chargés de fruits. Certains oiseaux comme les merles sont insensible à la toxicité des baies et en consomment beaucoup.

Le bois du Houx commun est blanchâtre et bruni au coeur avec l'âge. Il est l'un des bois les plus lourd et les plus homogène de nos régions. Sa densitée est voisine de 10, c'est à dire qu'il ne flotte pas à l'état sec. Dur et nerveux il a une grande souplesse et une grande résistance.
Déja bien avant J.-C. il était recommandé comme leviers. Débité en feuilles il fait un excellent contreplaqué. Il était utilisé dans nos campagnes, grâce à sa robustesse à toutes épreuves pour les manches d'outils, les fléaux, les aiguillons de bouviers mais également pour fabriquer des cannes, des dents d'engrenage, des chevilles, des manches de fouets, etc...
On en a fait également des baguettes de fusil, des "houssines" pour battre les tapis et des cravaches.
Le Houx se travaille bien en tous sens et se poli parfaitement. Les tourneurs, les marqueteurs, les ébénistes en on fait des objets de toute sorte.

La glue extraite de l'écorce verte  que l'on trouve aprés avoir enlevé l'écorce externe servait jusqu'à interdiction à la chasse aux oiseaux.
Les rameaux liés en bottes servaient à ramoner les cheminées.
On les attachait  également à la corde sur laquelle étaient pendues les salaison pour les protégers des rongeurs.
L'écorce des racines a servi à tanner le cuir.

Le houx est une plante bénéfique pour les oiseaux car beaucoup se nourissent de ses graines en hiver.

Certaines croyances sont rattachées au Houx. Il est l'arbuste bénéfique, redouté par les mauvais esprits, les sorcières et les jeteurs de sorts. La veille de Noël on le suspend dans les maisons et dans les étables afin d'éloigner les sortilèges et les maladies.
Se faire un allié du Houx permettait de faire rejaillir sur soi-même un peu des forces bénéfiques dont il était habitées.
Par Jean-Jacques - Publié dans : plateau-ardechois
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